Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan

Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan

Fra/Ca, K. Scott, 2025
Note : 3.5 / 5 – Bien

Avec son titre improbable, le nouveau long-métrage de Ken Scott ne semblait pas forcément destiné à rencontrer le succès sur grand écran. Sauf qu’il s’agit en réalité de l’adaptation du récit autobiographique à succès de l’avocat Roland Perez, paru il y a quatre ans. La vraie star de ce récit iconoclaste est évidemment sa maman, à la personnalité fantasque et attachante, qui se démena pour assurer un avenir sans handicap à son fils. Il fallait une excellente comédienne pour incarner ce personnage haut en couleur et, avec Leïla Bekhti, le réalisateur a clairement fait le bon choix. L’actrice semble se régaler à incarner cette mère courage, et nous transmet avec brio l’incroyable audace dont elle a su faire preuve pour aider son enfant à se trouver un avenir. Dans un Paris de carte postale, nous rappelant un peu celui d’Amélie Poulain, la première partie du film nous projette avec délectation dans les années soixante. Avec une mise en scène soignée, et baignant dans l’atmosphère musicale de quelques-uns des plus beaux titre interprétés par Sylvie Vartan, le long-métrage offre un rendu enthousiasmant de la jeunesse de son auteur. Des seconds rôles féminins savoureux, notamment incarnés par les excellentes Jeanne Balibar ou Anne Le Ny, viennent agrémenter le récit d’une touche d’originalité supplémentaire. Malheureusement, la seconde partie du film perd trop de vue son personnage le plus intéressant dans un récit moderne beaucoup moins emballant. Jonathan Cohen assure le job mais il nous manque alors la fougue de Leïla Bekhti.R.M.