
Police Flash 80
France, J.-B. Saurel, 2026




Note : 3.5 / 5 – Bien
Les années quatre-vingt, même quand on ne les a pas vécus, offrent toujours une ambiance colorée kitsch et conviviale dont on peine à se lasser. Surtout que le film en abuse allégrement, agrémentant pas mal de séquences des plus grands tubes de l’époque. Pourtant cette décennie en prend au début pour son grade : tabac, alcool et misogynie sont effet en bonne place dans la présentation qui est faite, en début de film, de ces années si atypiques. Évidemment, le curseur de la caricature est poussé à son maximum et il faut prendre tout cela avec un second degré plutôt bien dosé et qui s’avère souvent hilarant. En tout cas, nos sociétés actuelles paraissent bien aseptisées aujourd’hui, pour le meilleur ou pour le pire, à chacun de se faire son idée. François Damiens n’incarne pas un flic ripoux mais tout simplement un policier totalement idiot. L’acteur fait ça à la perfection et il ne pouvait guère y avoir meilleur interprète que lui pour incarner un personnage aussi couillon. Les seconds rôles sont excellents : Audrey Lamy, en policière première de la classe, s’avère une fois encore drôle et convaincante. Thomas Ngijol et Philippe Rebbot incarnent également parfaitement des personnages caricaturaux qui sont assez savoureux. Le scénario ne propose rien de révolutionnaire mais est bien rythmé avec un bon équilibre entre les gags et les enjeux de l’enquête policière. Ces derniers sont quand même bien faibles, mais là n’est pas le principal pour ce long-métrage qui pourrait devenir un classique sur petit écran.R.M.