
Juste Une Illusion
France, O. Nakache & É. Toledano, 2026




Note : 3.5 / 5 – Bien
Le cinéma de Toledano-Nakache nous offre toujours des feel-good movie, avec souvent, en toile de fond, un sujet qui leur tient à cœur (Samba, Hors Normes, Une Année Difficile). Mais, cette fois, le célèbre duo de réalisateurs se contente d’une simple chronique familiale sans autres enjeux que l’amourette du dernier rejeton. Du coup, on regrette un peu que le film ne raconte rien de bien captivant. Pourtant, on a le droit à une belle galerie de personnages, un humour parfaitement dosé et à une vraie déclaration d’amour à toute une décennie. En effet, décidés à nous montrer les années quatre-vingt de leur jeunesse, les cinéastes semblent se régaler à nous plonger dans les décors et les petites habitudes de cette époque. Ils appuient bien sur ce qui fait les différences entre le monde d’aujourd’hui et celui d’il y a quarante ans. Les téléphones fixes, les radio-cassettes, les VHS, tout y est. Et on constate avec amusement que tout allait beaucoup moins vite et que personne ne semblait s’en plaindre. Louis Garrel, génial, incarne un père ringard et dépassé, avec un plaisir non dissimulé. Camille Cottin lui offre parfaitement la réplique et s’avère aussi très convaincante en mère de famille moderne et décomplexée. Mais le premier rôle est tenu par le petit Simon Boublil et malheureusement le jeune acteur ne s’avère pas toujours pertinent. Pas facile, à son âge, de tenir le rôle-titre d’un film de Toledano-Nakache. Une belle séquence musicale vient ponctuer le milieu du récit, et on se demande s’ils n’auraient pas pu en ajouter d’autres. Ils n’ont sans doute pas voulu offrir au public une overdose de tubes des années quatre-vingt. Au final, on passe un bon moment plein de nostalgie avec cette famille très attachante. R.M.