
La Vénus Électrique
France, P. Salvadori, 2026




Note : 4 / 5 – Très Bien
Ouvrir le festival de Cannes, même hors compétition, est une belle récompense pour Pierre Salvadori. Cela avait plutôt réussi, l’an passé, à Partir un Jour d’Amélie Bonnin. Dans ce même registre de la comédie romantique drôle et légère La Vénus Électrique coche toutes les cases pour démarrer avec enthousiasme le plus grand festival de cinéma au monde. En premier lieu, le long-métrage s’avère fort agréable à visionner. La reconstitution de cette fête foraine du Paris des années folles est un décor qui offre à voir le meilleur des arts forains, pour notre plus grand plaisir. Le récit, drôle et tendre, est mené tambour battant et réserve quelques belles surprises dans le final. Pio Marmaï brille encore une fois dans un rôle plein de candeur et de sensibilité. Malheureusement pour lui, le registre du film, ne lui vaudra sans doute pas, une nouvelle fois, d’envisager le César qu’il mériterait tellement. Anaïs Demoustier lui donne la réplique avec brio. Son jeu malicieux s’accorde à merveille avec le sien. Vimala Pons nous propose une prestation moins emballante que dans les registres dramatiques dans lesquelles on l’a vu dernièrement. Quant à Gilles Lellouche, c’est à croire qu’il sait se glisser à merveille dans le costume de tous genres de personnages. En effet, il est, lui aussi, très convaincant dans ce rôle de vrai-faux ami qui cache un secret inavouable. Avec ce très beau casting, et une mise en scène inventive, Pierre Salvadori nous offre une comédie romantique drôle et enlevée.R.M.