
Alter Ego
France, N. Charlet & B. Lavaine, 2026




Note : 3.5 / 5 – Bien
Le pitch du film ne tient pas sur grand-chose et pourtant qu’est-ce que c’est efficace ! Chaque spectateur pourra plus ou moins se reconnaitre dans les travers de l’un ou l’autre des personnages. Et il faut un excellent Laurent Lafitte pour être capable d’être aussi convaincant dans un rôle que dans l’autre. Le comédien, récompensé au festival de comédie de l’Alpe d’Huez du prix d’interprétation masculine, incarne ces deux hommes que tout oppose avec un plaisir non dissimulé. Les meilleurs moments du long-métrage se trouvent au début, lorsqu’a lieu la découverte du voisin, et à la fin quand tout part dans l’absurde. Entre les deux, les intrigues du monde professionnel, à la Cogip, ne sont pas des plus captivantes. Blanche Gardin, elle aussi, est parfaite, dans le rôle de la compagne qui ignore tout du trouble généré par l’improbable ressemblance. Le style et l’écriture du film le rapprochent inévitablement du cinéma de Quentin Dupieux. Comme chez ce dernier l’absurde est bien présent, mais on trouve aussi dans Alter Ego de quoi rire de bon cœur. Le duo de réalisateur formé par Nicolas Charlet et Bruno Lavaine a su écrire des dialogues percutants et des situations comiques particulièrement efficaces. Une légère pointe de déception apparait quand l’épilogue vient, car la situation finale géniale aurait mérité un développement plus fou et plus drôle encore.R.M.