
Le Rêve Américain
France, A. Marciano, 2026




Note : 4 / 5 – Très Bien
Pour apprécier pleinement le nouveau long-métrage d’Anthony Marciano il est préférable de connaitre un minimum l’univers du basket, de la NBA, voire même de la fameuse Draft. En effet, on suit deux petits français passionnés de basket-ball qui, alors qu’ils ne sont personne, tentent de devenir agent des meilleurs joueurs français avec, comme objectif, l’idée de les faire intégrer la célèbre ligue américaine. Rien que ça ! Le film raconte, en cela, la vraie histoire de Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, dans ce semblant de biopic totalement hagiographique. Les choix de Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi pour incarner ces deux doux rêveurs s’avèrent payants. Dans la première partie du long-métrage, les deux comédiens incarnent à la perfection la naïveté et l’audace dont font preuve les deux compères. Cette candeur les rend toute de suite très attachants mais aussi particulièrement drôles. Mais au-delà de l’aspect comédie, qui fonctionne bien tout au long du récit, le réalisateur dresse le portrait de deux entrepreneurs acharnés, que jamais rien ne parvient à abattre. Ils font pourtant face à des défis immenses et l’expression « parti de riens » semble avoir été inventée pour eux. On les voit vraiment partir de zéro et le scénario nous montre habilement toutes les étapes qu’ils ont eu à franchir avant de parvenir à réaliser leurs rêves. Les écueils semblent souvent insurmontables mais leur audace finit par tout surpasser. Et même si les deux acteurs ne sont pas naturellement de grands vecteurs d’émotions la séquence finale s’avère vraiment touchante. R.M.