
Nuremberg
USA, F. Vanderbilt, 2026




Note : 3 / 5 – Pas Mal
Avec un sujet aussi passionnant que le procès de Nuremberg, le réalisateur américain James Vanderbilt était attendu au tournant. L’angle choisi, à savoir raconter l’évènement par le prisme de l’expert psychiatre ayant étudié les accusés, était une idée plutôt judicieuse. En effet, confronter le spectateur à ceux identifiés comme porteurs de valeurs morales abjectes aurait dû être la grande force du long-métrage. Mais quelques intrigues secondaires accessoires, et un Rami Malek très décevant, ne permettent pas au film de susciter les émotions que celui-ci aurait dû logiquement transmettre. La description du psychisme des hauts gradés nazis aurait dû être le cœur du récit, mais l’acteur américain offre une prestation très dilettante. Son personnage est plus intéressé par ses rencontres avec la famille de Göring ou par la rédaction d’un futur ouvrage sur les criminels nazis. Trop souvent hors sujet, le long-métrage s’avère donc particulièrement frustrant. D’autant plus que les reconstitutions du procès sont plutôt convaincantes, notamment la séquence puissance dans laquelle est projetée aux accusés le film des exactions dans les camps. La confrontation entre le procureur, incarné par Michael Shannon, et Hermann Göring s’avère elle assez captivante. Et c’est surtout la prestation impeccable de Russel Crowe dans ce rôle assez incroyable, et totalement à contre-emploi, qui sauve en grande partie le long-métrage. L’acteur néo-zélandais nous offre une incarnation assez glaçante et terriblement pertinente de l’ogre nazi.R.M.