Le Corset

Le Corset

France, L. Clichy, 2026
Note : 3.5 / 5 – Bien

Primé à Cannes et au festival du film d’animation d’Annecy, Le Corset génère autour de lui un écho très positif. Difficile de passer outre les qualités graphiques du long-métrage de Louis Clichy. Le travail à l’encre de Chine et à l’aquarelle donne à chaque image un rendu sublime. C’est un vrai régal pour les yeux. Le récit en avait bien besoin, car celui-ci a pour cadre la plaine de Beauce qui est loin d’être le paysage agricole le plus charmant de France. Le casting voix s’avère impeccable : le petit garçon est incarné par le propre fils du réalisateur qui réalise une très jolie incarnation. On a plaisir aussi à identifier la voix si caractéristique d’Alexandre Astier, qui prête son timbre particulier à un personnage qui se fait le mentor du jeune garçon. Le réalisateur a fait le choix d’incorporer seulement la musique présente à l’intérieur de l’histoire qu’il nous raconte. C’est un choix à double tranchant. Parfois cela fonctionne bien, et l’irruption de morceaux joués à la radio ou sur des radio-cassettes s’avère percutante. Mais le film se retrouve souvent sans une belle ambiance sonore qu’il l’aurait rendu encore plus grâcieux. Côté scénario, l’histoire inspiré de l’enfance du réalisateur s’avère charmante sans être renversante. Le petit garçon est formidable mais les personnages secondaires ne sont guère attachants. Louis Clichy n’a sans doute pas voulu rendre ce récit larmoyant, mais le final manque quand même un peu d’émotion. L’intégration de la thématique du malaise agricole est judicieuse et l’ajout d’une petite touche de fantastique est également bienvenue.R.M.