Les Caprices de l'Enfant Roi

Les Caprices de l’Enfant Roi

France, M. Leclerc, 2026
Note : 3.5 / 5 – Bien

Michel Leclerc n’avait pas totalement convaincu avec Le Mélange des Genres sorti l’an passé. Cette fois-ci, le mélange des genres, il le fait vraiment, et cela lui a valu une surprenante présentation au dernier festival de Cannes. En effet, dans son nouveau long-métrage, il mélange le genre historique avec le théâtre classique et aussi, bien évidemment, avec la comédie loufoque. La bande-annonce n’annonçait rien de très bon mais, heureusement, la plupart des séquences qui la composent sont habilement regroupées dans les premières minutes du long-métrage. C’est d’abord des seconds rôles savoureux qui créent la surprise : le Molière incarné par Nemo Schiffman ou la cousine du roi incarnée par Suzanne de Baecque réalisent des prestations hilarantes et pleines de peps. Évidemment Franck Dubosc nous régale aussi par quelques tirades savoureuses, sans trop en faire. Le jeune Niels Haeml-Brochen a la lourde responsabilité de devoir jouer un double rôle. Peu convaincant au début, il s’en tire finalement avec les honneurs. Mais plus que les comédiens, c’est le caractère assez malicieux du scénario qui surprend agréablement. Mélangeant des vers de la littérature classique et des tirades des grandes œuvres du théâtre français, le récit concocté par Michel Leclerc et Baya Kasmi s’avère d’une subtilité assez étonnante. On passe donc un beau moment en compagnie du sympathique duo formé par Artus et Julia Piaton. À signaler également, une réalisation soignée, qui nous offre à voir de très beaux lieux du patrimoine français.R.M.