
In Waves
France, Phuong Mai Nguyen, 2026




Note : 4 / 5 – Très Bien
Film d’animation présenté à Cannes, adapté d’un roman graphique américain ayant connu le succès, il bruissait autour d’In Waves le doux parfum de l’excellence. D’abord celle de la musique composée par Oklou et Rob qui enveloppe d’une ambiance vibrante de nombreuses séquences du long-métrage. Ensuite, par celle du style graphique choisi par la réalisatrice Phuong Mai Nguyen qui ne reprend pas celui de l’œuvre originale mais apporte beaucoup plus de lumière et de couleurs. Cela s’avère terriblement agréable à visionner. Cela flatte l’œil et offre un contraste étonnant, entre une histoire d’une infinie tristesse et ces couleurs chatoyantes proches du style pop art. Ce côté poétique est salvateur pour le film car cela atténue la gravité du propos et donne une légèreté bienvenue au récit. En effet, d’une histoire d’amour adolescente, plutôt banale au demeurant, on bascule dans la tragédie de la maladie et de ses conséquences. Mais la narration est parfaite et le scénario n’offre aucun temps faible. Du côté du casting voix, celle de Lyna Khoudri surprend un peu au début, mais le talent de l’actrice finit par tout bousculer et l’émotion qu’elle parvient à dégager finit par être prégnante. Rio Vega lui donne la réplique mais avec moins de personnalité ce qui nous laisse un peu distant du personnage. Dommage, car il prête sa voix à AJ, le héros malheureux du récit. Au final, In Waves nous offre propose à voir le meilleur du cinéma d’animation, et le personnage de Kristen restera difficilement oubliable, même s’il « faut continuer à surfer ».R.M.