
Pressure
Gb, A. Maras, 2026




Note : 3.5 / 5 – Bien
Ceux redoutant un film trop scientifique, trop technique, au vu de son sujet (la prévision météorologique du débarquement en Normandie) n’auront pas à regretter le visionnage du long-métrage d’Anthony Maras. En effet, le réalisateur australien a pris garde de ne pas aller sur ce terrain-là. Dans le récit qu’il a concocté autour des trois jours précédent la plus grande opération aéronavale de l’Histoire, il se concentre sur les relations entre les prévisionnistes et sur la tension inhérente à une prévision exacte d’un jour si crucial. Pour les férus de météorologie, de cartographie, ou de science en général, il n’y a malheureusement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Malgré tout, ses choix s’avèrent payants et le scénario, condensé et prenant, est captivant. Il pousse quand même un peu trop le trait sur les relations tendues entre les deux prévisionnistes concurrents que sont l’anglais, incarné par Andrew Scott, et l’américain, incarné par Chris Messina. Le premier cité réalise une prestation très convaincante, incarnant le fameux météorologiste James Stagg, avec une intensité de tous les instants. Cette fameuse pression, qui donne son titre au film, semble n’avoir aucune prise sur les décisions du personnage, ce qui rend le rôle très puissant. La tension s’incarne alors par la réunion, en un même lieu, de tous les généraux les plus importants des armées alliées. Brendan Fraser, incarnant le plus notable d’entre eux, Eisenhower, réalise une prestation remarquable pleine de charisme, de sévérité et de sensibilité. R.M.